Mozaïk RH : partenaire emploi de l’ESC Grenoble!
20 February 2013 par Brice
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Pour permettre une insertion professionnelle réussie de ses étudiants des programmes Post-Bac Ascension Sociale et Handicap, l’ESC Grenoble s’associe à Mozaïk RH et complète son dispositif d’accompagnement vers l’emploi. Avec ce partenariat, l’ESC Grenoble se donne les moyens de renforcer l’égalité des chances au sein de son école.
« Pour assurer une égalité des chances réelle dans l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, il est nécessaire d’agir sur les différents freins du système notamment la difficulté d’accès à l’information, le manque de codes professionnels et la confiance en soi. La force de Mozaïk RH est d’agir sur ces différents leviers. Le partenariat semblait alors tout naturel. » explique Laëtitia Czapski, Chargée du programme Diversité et référente handicap à l’ESC Grenoble.
Le partenariat permettra d’agir à trois niveaux :
1) Auprès des étudiants incubés en 1ère et 2ème année de BTS, IUT ou prépa suite à l’un des concours post bac ascension sociale ou post bac handicap de l’ESC Grenoble : les étudiants rencontreront un consultant de Mozaïk RH qui viendra présenter l’association et sensibiliser les étudiants sur l’importance du projet professionnel : y réfléchir, anticiper, construire… avec des conseils, des astuces et des témoignages !
2) Auprès des étudiants de 1ère année issus des concours post bac ascension sociale ou post bac handicap de l’ESC Grenoble : les étudiants participeront à des ateliers et travailleront sur les points suivants :
- L’importance du réseau et comment le construire,
- Comment préparer son alternance et comment chercher son entreprise,
- Préparer et se présenter à un entretien de motivation,
- Les savoirs-être en entreprise, aussi importants que les compétences !
Les étudiants auront ensuite la possibilité de mettre leur CV en ligne sur www.mozaikrh.tv.
3) Tout au long de leur cursus et une fois qu’ils seront diplômés : un suivi personnalisé en fonction de leurs besoins par un consultant de Mozaïk RH qui pourra au besoin les mettre en relation avec les entreprises partenaires de l’association.
Contacts presse :
- ESC Grenoble : Laura Leick, 04 76 70 64 63, laura.leick@grenoble-em.com
- Mozaïk RH : Noémie GRIGNON, 06 13 62 22 33, noemie.grignon@mozaikrh.com
Présentation des partenaires :
A l’ESC Grenoble, la création d’un poste de « chargée de la diversité » à temps plein apparaît dès 2009. Le but : assurer l’insertion des personnes issues de la diversité ou en situation de handicap. Parmi les dispositifs : Un ascenseur pour la réussite, Ascenseur prépa / Cordées de la réussite avec le Lycée Champollion, Concours post-bac handicap, GEM pilote un projet européen de management égalitaire des RH (nouveau cours « management de la diversité » et conférences), Certification management du Handicap, création de GEMaccess, trois dispositifs « entrepreneuriat et diversité » et aussi des handicafés, des projets étudiants, … En 2011/2012, plus d’une centaine d’étudiants étaient en formation dans le dispositif « diversité » de l’Ecole.
Mozaïk RH est un cabinet de recrutement et de conseils en ressources humaines, à but non lucratif, spécialisé dans la promotion de la diversité et de l’égalité des chances. Mozaïk RH lutte contre les discriminations en favorisant l’ouverture des recrutements aux jeunes des quartiers populaires à partir des besoins exprimés par ses entreprises partenaires. Pour restaurer l’égalité des chances, le cabinet intervient également en accompagnant les candidats avec des ateliers et du coaching afin qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes dans les processus de recrutement.
Source : Communiqué de presse, Grenoble, le 19 février 2013.
Le droit du travail entre en prison
9 February 2013 par Brice
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Fabien Arakélian, l’avocat d’une détenue, s’est réjoui d’une “décision révolutionnaire” pour les droits sociaux des travailleurs en prison.
Marilyn était payée entre 2,53 et 4,65 euros de l’heure. Un salaire misérable. Mais la décision qui a été rendue aujourd’hui par les prud’hommes de Paris va révolutionner son quotidien. La détenue demandait en effet à bénéficier des règles du droit du travail pour un emploi exercé en prison. Marilyn Moureau, 36 ans, détenue ayant travaillé pour la plateforme téléphonique MKT Societal, demandait notamment que soit reconnue comme licenciement la fin de sa collaboration avec l’entreprise.
Elle obtient à ce titre différentes indemnités devant le conseil des prud’hommes de Paris et la société est déclarée “employeur dans des conditions particulières”, une première pour le travail en prison, selon les avocats de la requérante.
Rappels de salaires et congés payés
Normalement, il n’existe pas de lien juridique entre l’entreprise et le détenu qui est uniquement dépendant de l’administration pénitentiaire. Il n’existe pas non plus de contrat de travail, mais un “acte d’engagement” entre le détenu et la prison qui fixe le cadre de sa mission. Ce faisant, les règles du droit au travail ne s’appliquent pas (smic, congés payés, assurance chômage, indemnité en cas d’arrêt maladie ou accident du travail).
Or Marilyn Moureau a obtenu des prud’hommes le paiement d’un préavis de licenciement (521,10 euros), des congés payés afférents (52,10 euros), ainsi que des indemnités pour “inobservation de la procédure de licenciement” (521,03 euros). Elle obtient également plus de 3 000 euros de dommages et intérêts, 2 358 euros de rappel de salaire et les congés payés correspondants.
“Un grand jour pour tous les détenus en France”
Cette détenue avait été employée comme téléopératrice par MKT Societal entre l’été 2010 et avril 2011 alors qu’elle était en détention provisoire à la maison d’arrêt de Versailles. Son rôle était de “vendre des freebox et de la fibre optique”, selon un de ses avocats Julien Riffaud. Elle avait ensuite été “déclassée” pour avoir passé des appels personnels pendant son temps de travail. “Si on devait licencier toutes les personnes qui passent des coups de téléphone sur leur lieu de travail, il n’y aurait plus beaucoup de salariés en France”, s’était amusé l’avocat de Marilyn.
“C’est un grand jour pour tous les détenus en France et j’appelle les pouvoirs publics à s’emparer très rapidement de cette question du travail en prison”, a réagi Me Fabien Arakélian, l’un de ses avocats, à l’issue du prononcé de la décision. “Le droit du travail entre en prison”, a-t-il ajouté. Reste à savoir si cette décision fera jurisprudence.
Source article et photo : LePoint.fr, le 8 février 2013.
La Taubiramania nous guette tous !
9 February 2013 par Brice
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Après dix jours de débat sur le mariage pour tous, on ne voit qu’elle. Christiane Taubira, la gêneuse du début du mandat de Hollande, est devenue une icône.
Aujourd’hui, Pascale, j’ai besoin d’un générique, celui de La Nouvelle Star. La Nouvelle Star, c’est elle, Christiane Taubira. Parce que, vous savez, un débat à l’Assemblée nuit et jour retransmis sur les chaînes parlementaires, c’est comme une émission de télé-réalité. Il y a un gagnant. Une gagnante, en l’occurrence. L’hémicycle n’a d’yeux et d’oreilles que pour Christiane Taubira, même la droite. Qui l’eût cru ? En mai, souvenez-vous, sa nomination au ministère de la Justice avait surpris tout le monde. L’UMP l’avait même identifiée comme un des maillons faibles du gouvernement. Neuf mois plus tard, son nom circule pour Matignon ; Manuel Valls, qui jusque-là était la star du gouvernement, commence à être jaloux de son aura médiatique ; elle est l’égérie des homosexuels : un site gay propose désormais des tee-shirts à son effigie ; et je ne parle même pas des députés socialistes, qui eux sont gagnés par la taubiramania.
Ils l’ovationnent quasiment tout le temps…
Il faut dire qu’elle assure le spectacle, avec de la voix, de la fougue, de l’intensité et de la repartie. Chaque jour, elle offre à l’Assemblée un moment d’éloquence. Hier, c’était avec David Douillet. La garde des Sceaux a envoyé le judoka au tapis. “Dans L’âme du conquérant, vous considérez que on dit que vous êtes misogyne : Oui, je suis misogyne, mais tous les hommes le sont, sauf les tapettes. (…) Cela devrait vous inciter à plus de nuance et de modestie !” Elle cite les mots de Douillet dans son autobiographie pour mieux les retourner contre lui !
Et encore, elle aurait pu lui réciter de la poésie…
C’est vrai qu’elle a le chic pour déclamer des vers dans l’hémicycle… Mardi, en réponse à Hervé Mariton, elle a déclamé du Léon-Gontran Damas, le poète de la négritude qu’elle aime tant. Et ça donne un vrai moment d’intensité. “Nous les gueux, nous les chiens, nous les rien, nous les maigres, nous les nègres… Qu’attendons-nous pour faire les fous, pisser un coup sur cette vie stupide et bête qui nous est faite ?” Une guerrière amoureuse de la poésie ! Ceux qui ne l’aiment pas – il y en a quand même – jurent qu’elle est incontrôlable ; ceux qui l’aiment qu’elle est libre. Un conseiller de l’Élysée m’a dit cette phrase étonnante : “Personne ne peut lui dicter ce qu’elle doit dire ou faire.” Personne, ça veut dire “pas même le président”.
Source : LePoint.fr, par Anna Cabana, le 8 février 2013.
Un français sur trois adhère aux idées du FN
9 February 2013 par Brice
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Un sondage révèle que le parti frontiste ne connaît pas de décrue post-électorale, même si une nette majorité de Français rejette ses solutions.
L’adhésion aux idées du FN se stabilise à son plus haut niveau (32 %) et son image s’améliore, notamment auprès des sympathisants UMP, mais une nette majorité de Français (67 %) n’envisage pas de voter “à l’avenir” pour le parti d’extrême droite et rejette ses solutions, selon le baromètre annuel de TNS-Sofres.
Selon ce sondage pour France Info/Le Monde/Canal+, 32 % de Français se disent “tout à fait” (6 %) ou “assez” (26 %) d’accord avec les idées du Front national, un chiffre en hausse d’un point sur un an, tandis que 63 % sont en désaccord (26 % “plutôt”, 37 % “tout à fait”). Dans l’historique des enquêtes similaires de l’institut, une adhésion à 32 % n’avait été atteinte qu’en octobre 1991. Elle se situait à 28 % en mai 2002 et a connu un bond de 14 points depuis 2010.
“Ce qui est frappant, c’est qu’il n’y a pas de décrue post-électorale” comme cela pouvait être le cas après les présidentielles de 1995 ou de 2002, souligne à l’AFP Emmanuel Rivière, directeur du département Opinion chez TNS-Sofres. L’analyste pointe une conjonction nouvelle entre “un niveau d’adhésion élevé aux idées frontistes, un étiage électoral haut (17,9 % à la présidentielle) et un niveau bas de ceux qui considèrent le FN comme un danger”.
Le parti d’extrême droite ne “représente un danger pour la démocratie” qu’aux yeux de 47 % de sondés (- 6), passant pour la première fois sous la barre des 50 %. Chez les sympathisants UMP, le chiffre passe à 39 %. De même, 35 % des sondés – 40 % à l’UMP – jugent désormais que le FN “est un parti qui a la capacité de participer à un gouvernement”, en hausse de 10 points sur deux ans. Si l’image du parti s’améliore, notamment sous l’impulsion de Marine Le Pen, “on n’est pas dans un phénomène de banalisation”, note Emmanuel Rivière.
Valeurs traditionnelles
Ainsi, une très nette majorité de Français, 81 %, n’adhère pas aux “solutions” que propose Marine Le Pen, même si 35 % d’entre eux adhèrent à ses “constats”. Seuls 12 % adhèrent “aux constats” et “aux solutions”. 63 % des sondés n’ont “jamais voté” et “n’envisagent pas de voter FN à l’avenir” et 4 %, s’ils disent avoir déjà glissé un bulletin FN dans l’urne, n’ont plus l’intention de le faire. Pour 27 %, c’est une hypothèse envisageable.
Les niveaux d’adhésion à des opinions rattachables au FN sont stables ou en légère hausse, à l’exception de l’idée selon laquelle “on ne défend pas assez les valeurs traditionnelles en France”, qui culmine à 72 % (+ 9).
Si 54 % (+ 3) trouvent qu’”on accorde trop de droits à l’islam et aux musulmans en France” – 71 % chez les sympathisants UMP – et si 54 % (+ 3) jugent qu’”il y a trop d’immigrés en France” – 74 % chez les sympathisants UMP -, le rétablissement de la peine de mort perd encore un point, à 32 %, tout comme l’idée de supprimer l’euro et de revenir au franc, à 29 %. Seuls 24 % (+ 2) trouvent qu’”en matière d’emploi”, “on doit donner la priorité à un Français sur un immigré en situation régulière”, quand 73 % s’y opposent.
“Quand les mots d’ordre sont exclusifs au FN comme la sortie de l’euro ou la peine de mort, on note plutôt un repli”, selon Emmanuel Rivière. “Cela montre bien que c’est plutôt ce qui se passe au sein de l’UMP qui compte. Ses leaders aident à ce que les thématiques de l’immigration et de l’islam soient plus présentes, plus débattues et sans doute vécues comme plus problématiques”, explique-t-il. Dans ce contexte, 27 % des personnes interrogées souhaitent des alliances locales, “au cas par cas”, entre l’UMP et le FN, aux municipales de mars 2014 (37 % chez les sympathisants UMP) et 25 % sont favorables à un “accord national” entre les deux partis (37 % des sympathisants UMP) à ces élections.
“On est le contraire de l’extrême droite” (Collard)
Interrogé par Canal+ sur ce sondage montrant une adhésion aux idées du FN à son plus haut niveau (32 %), le député du Gard Gilbert Collard, élu sous les couleurs du Front national, a commenté : “Les électeurs jusqu’à présent avaient peur de se dire proches du FN.” Il y a eu la “diabolisation”, un “système instauré par un génie de la magouille politique qui s’appelait François Mitterrand”, “relayé par une très grosse entreprise médiatique”. “C’est vrai aussi que du côté du Front, on a parfois fait tout ce qu’il fallait”, a relevé l’avocat.
“On a tout fait pour nous présenter comme des gens dangereux”, a insisté Gilbert Collard. Mais “on n’a jamais été dangereux, pas plus aujourd’hui qu’hier. On est républicains, on est démocrates.” Il a récusé tout rattachement à l’extrême droite : “L’extrême droite, c’est un parti qui veut le renversement de la République et que le système parlementaire ne fonctionne pas. On est tout le contraire de ça !” a assuré le député.
Sondage réalisé du 24 au 28 janvier auprès d’un échantillon de 1.012 personnes représentatif de l’ensemble de la population âgée de 18 ans et plus.
Source article et photo : LePoint.fr, le 6 février 2013.
Réunion débat du CQFD le samedi 10 nov : la refondation de l’école
5 November 2012 par Brice
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Notre prochaine réunion débat se tiendra le samedi 10 novembre 14h15 à l’Espace Grésillons de Gennevilliers (30-40 rue François Kovac). Ce sera l’occasion d’échanger autour d’un thème d’actualité : la « refondation de l’école ».
Comme vous le savez, le Ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, a lancé une consultation sur le sujet. Cette consultation a abouti à un rapport comportant un certain nombre de mesures : le retour à la semaine de 4,5 jours, la réduction du nombre de jours de vacances…
De notre côté, nous avons constitué un corpus de 10 propositions qui, selon nous, ont vocation à améliorer l’accueil, l’apprentissage et le suivi des élèves, plus particulièrement pour ceux d’entre eux qui sont issus de quartiers dits sensibles.
Partant de ces deux supports de réflexion, nous animerons un débat qui nous permettra de recueillir les opinions de chacun. A l’issue de cette rencontre, le CQFD établira un contre rapport afin de mettre en perspective notre perception de ce que la « refondation de l’école » pourrait être.
Vous êtes les bienvenus!
Mozaik Orientation : le mardi 13 et le mercredi 14 nov au Conseil Régional d’IDF
1 November 2012 par Brice
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Secteurs méconnus, métiers en tension, filières d’avenir : des nombreuses entreprises proposent de réelles opportunités d’embauche. Qui sont-elles ? Qui sont ces professionnels ? Venez découvrir et mieux connaître la réalité de leur métier et carrière les 13 et 14 novembre 2012.
Mozaïk – Orientation c’est deux jours pour échanger et construire votre projet professionnel, avec des professionnels !
Bras d’honneur : Longuet s’oppose au “procès de la colonisation” en Algérie
1 November 2012 par Brice
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Qu’est-ce qu’a bien pu vouloir exprimer Gérard Longuet en faisant un bras d’honneur à la fin d’une émission sur la chaîne Public Sénat ? L’ancien ministre UMP de la défense était l’invité de l’émission “Preuves par 3″ sur la chaîne parlementaire, mardi 30 octobre, pour débattre de l’ouverture du mariage aux homosexuels, auquel il est farouchement opposé. Il a effectué ce geste étonnant à la fin de l’émission, une fois le générique lancé et les micros coupés. Mais la caméra tournait encore…
Certains ont cru dans un premier temps que le bras d’honneur était destiné aux homosexuels. En fait, M. Longuet aurait voulu manifester son opposition sur un tout autre sujet.
“JE NE RENIE RIEN”
“Il a fait ce geste à la suite d’une anecdote racontée ‘off’ avec la journaliste, qui n’avait rien à voir avec le mariage gay ou avec l’émission”, a expliqué au site Puremédias.com Public Sénat, qui a retiré l’extrait. L’ex-ministre de la défense aurait en fait réagi à la publication d’une dépêche de l’AFP, indiquant que l’Algérie demandait une “reconnaissance franche des crimes perpétrés par le colonialisme français”.
C’est ce qu’a assuré le sénateur UMP au site de L’Express, démentant tout lien entre son geste et le mariage homosexuel. La chaîne Public Sénat a confirmé cette version des faits. L’ancien ministre de la défense a totalement assumé sa position, qu’il a même explicitée. “La France n’a pas à avoir honte de sa présence en Algérie pendant la colonisation, en tout cas c’est ma conviction”, a-t-il estimé. Et d’ajouter : “Refaire l’histoire, cent quatre-vingt-deux ans plus tard, ne permet pas d’aller de l’avant. Je souhaite une relation apaisée entre la France et l’Algérie, mais cela paraît impossible si à chaque fois que l’on se rencontre, on refait le procès de la colonisation.”
“Ce n’était pas un geste de communicant mais un geste personnel d’un homme indigné”, a-t-il encore affirmé à i>Télé. “Je ne renie rien”, a-t-il enfin déclaré à BFM TV mercredi, précisant qu’il s’agit selon lui d’un geste “populaire”, “de bon cœur”.
“GESTE GROSSIER ET INJURIEUX”
Dans un communiqué, le président PS du Sénat, Jean-Pierre Bel, “a exprimé sa désapprobation après le geste grossier et injurieux que M. Gérard Longuet a adressé aux autorités algériennes”. “Jean-Pierre Bel estime que ce geste, de la part d’un ancien ministre, ne peut qu’entretenir la guerre des mémoires”, ajoute le texte, alors que François Hollande, dont M. Bel est un proche, doit se rendre au début de décembre en Algérie.
Le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a estimé sur son compte Twitter que “le geste de Gérard Longuet illustre malheureusement la brutalité vulgaire d’une certaine droite qui abîme trop souvent le débat républicain”.
Le président du cercle d’amitié franco-algérien, le Dr Adam Benahmed, s’est dit jeudi, au nom de l’ensemble des membres de cette association, “outré et scandalisé par le geste inélégant et de voyou” de l’ancien ministre UMP “envers le peuple algérien ami”.
“Il a bien fait”, a proclamé pour sa part sur LCI Gilbert Collard, l’un des deux députés élus en juin sous les couleurs du Front national. “J’espère que ce bras d’honneur a été tellement amplifié par les médias que ceux qui nous demandent de nous repentir l’ont reçu en pleine figure”.
Aucun responsable de l’UMP n’avait réagi jeudi.
CONTEXTE PARTICULIER
Ces propos interviennent en plein débat politique sur la manière de commémorer la guerre d’Algérie. A quelques semaines du voyage du président de la République en Algérie, prévu d’ici à la fin de l’année, le Sénat a examiné le 25 octobre une proposition de loi socialiste – à forte charge polémique – visant à faire du 19 mars, date anniversaire du cessez-le-feu en Algérie, en 1962, une “journée nationale du souvenir” en mémoire des victimes du conflit.
La gauche est pour, la droite est contre, et le gouvernement, conscient de la passion avec laquelle chaque camp défend sa position, est très embarrassé.
Par ailleurs, le 17 octobre, le président François Hollande a déclaré que “la République reconnaît avec lucidité” la répression “sanglante” de la manifestation d’Algériens à Paris le 17 octobre 1961. Une reconnaissance fortement critiquée à droite.
“ALGÉRIE FRANÇAISE”
Gérard Longuet, qui a milité au sein d’Occident – un groupuscule d’extrême droite, pro-Algérie française – n’a jamais caché ce passé sulfureux. “Pour des raisons personnelles, j’étais Algérie française et anticommuniste. (…) J’assume avoir été d’extrême droite. On s’est simplement trompés sur le modèle colonial, qui ne pouvait perdurer”, précisait-il aussi au Monde, en 2005.
L’ancien ministre, qui soutient aujourd’hui François Fillon dans la course à la présidence de l’UMP, n’en est pas à son premier coup d’éclat. En mars 2010, celui qui était alors le patron des sénateurs UMP avait déclenché une polémique en jugeant préférable de nommer à la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) quelqu’un du “corps français traditionnel” plutôt que le socialiste Malek Boutih.
En mai, le ministre de la défense a encore jugé dans l’hebdomadaire d’extrême droite Minute que Marine Le Pen était un “interlocuteur” avec qui “il sera désormais possible de parler des sujets difficiles” contrairement à son père, suscitant un tollé à gauche.
Source de l’article : lemonde.fr, le 1er novembre 2012
Mort de Zyed et Bouna : la perspective d’un procès se dessine
1 November 2012 par Brice
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Presque sept ans jour pour jour après la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois, point de départ des émeutes en banlieue en 2005, la Cour de cassation a cassé le non-lieu prononcé en faveur de deux policiers, mis en examen pour “non-assistance à personne en danger”.
La possibilité d’un nouveau procès. La Cour de cassation a annulé ce mercredi le non-lieu qui avait été prononcé en faveur de deux policiers dans l’enquête sur la mort de Zyed et Bouna en 2005 à Clichy-sous-Bois. Le dossier va être transmis à la cour d’appel de Rennes qui décidera de renvoyer, ou non, l’affaire devant le tribunal de Bobigny.
Les familles des victimes avaient porté plainte contre les deux fonctionnaires pour non-assistance à personnes en danger. Au centre de cette accusation, une phrase, prononcée par l’un des policiers lors des échanges radio le soir des faits: “s’ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau.” C’est justement cette phrase qui aurait poussé la Cour de cassation a cassé le non-lieu, estimant que la cour d’appel de Paris n’avait pas tenu compte de ces écoutes.
“Nous sommes aujourd’hui certains que ces deux enfants sont des victimes, a déclaré Me Patrice Spinosi, qui défend les familles Benna et Traoré, quelques minutes après l’annonce de la nouvelle. Avant d’ajouter: “Il ne s’agit pas de mettre en cause les policiers mais de faire la lumière sur cette affaire.”
Au Palais de justice de Paris, Samir Mihi, président de Au-delà des mots, association créée par les amis de Zyed et Bouna, s’est réjoui de cette décision. “Au bout de sept ans, on n’y croyait plus, c’est un véritable soulagement. Désormais, les familles Benna et Traoré sont, à leur tour, considérées comme des victimes. (…) Cela prouve qu’il y a une justice pour tous et pas seulement pour ceux qui habitent Paris.” Même sentiment chez Syaka Traoré, le frère de Bouna, également présent ce mercredi. “On va pouvoir aller de l’avant, a-t-il commenté. On attend des explications et que tout le monde soit entendu pour comprendre ce qui s’est passé.”
“Stratégie de flicophobie”
“Mes clients n’ont pas peur de s’expliquer, car ils sont convaincus qu’ils n’ont rien à se reprocher, a immédiatement réagi Me Daniel Merchat, avocat des policiers incriminés. Concédant qu’il avait été surpris que la Cour ne suive pas l’avis du parquet qui avait requis le rejet du pourvoi, il a dénoncé “une stratégie de flicophobie et de flicophagie”.
Lors de l’audience, le 3 octobre dernier, l’avocat général, Patrick Bonnet, avait estimé que “les fonctionnaires avaient “bien connaissance d’un danger, mais pas d’un péril imminent”.
Zyed Benna, 17 ans, et Bouna Traoré, 15 ans, avaient péri électrocutés le 27 octobre 2005 dans un transformateur EDF où ils s’étaient réfugiés. Leur mort avait été le détonateur de violences urbaines qui s’étaient étendues à l’ensemble des banlieues françaises.
Source : lexpress.fr, Caroline Politi, le 31 octobre 2012
Sortie du nouveau Respect Mag “100% Juifs de France”
23 October 2012 par Brice
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Disponible en kiosque depuis le 16 octobre!
92 pages d’interviews, enquêtes, portraits, analyses pour aborder le sujet ”Juifs de France” de manière totalement décomplexée et assumée. Et pour comprendre en quoi l’histoire et les parcours des Juifs de France nous en disent long sur l’expérience minoritaire en France: «intégration», «diversité» ou «assimilation», visibilité, organisation communautaire, lutte contre les stéréotypes, enjeux du vivre et faire ensemble…
Avec Esther Benbassa, Pascal Boniface, Jean-Christophe Attias, Richard Prasquier, Sophie Ernst, Yvan Attal, Médine, Jonathan Hayoun, Ofer Bronchtein, Pauline Bebe, Samuel Ghiles-Meilhac, Bariza Khiari, Marc Knobel, Vincent Geisser…
Ile-de-France : dézonage du Pass Navigo le week-end à partir du 1er septembre
26 September 2012 par Brice
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Le dézonage de la carte Navigo le week-end, autrement dit la possibilité pour un usager d’aller partout en Ile-de-France quel que soit son abonnement, sera effectif à partir du samedi 1er septembre, a indiqué jeudi 29 août, le conseil régional d’Ile-de-France.
“La carte Navigo mensuelle sera dézonée le week-end, comme nous nous y étions engagés”, a souligné le président du conseil régional, Jean-Paul Huchon (PS), devant la presse. Son vice-président chargé des transports et des mobilités, Pierre Serne (EELV), a précisé que cette réforme de la tarification entrera “probablement” en vigueur samedi 1er septembre au matin, et non pas vendredi à minuit.
UNE MESURE FINANCÉE PAR UNE AUGMENTATION DES TARIFS
Le coût de cette mesure (26 millions d’euros en année pleine) est financé pour le restant de 2012 par “des augmentations à la marge” de 2 % du Pass Navigo annuel, dont le million de détenteurs paieront désormais leurs douze mois au prix de 10,4 mois et non plus de 10,2 mois, et de 7 % des forfaits Mobilis, essentiellement utilisés par les touristes, et du ticket jeune week-end. A compter du 1er novembre, il le sera également par une augmentation de 5 % du forfait Paris Visite, aussi en direction des touristes.
Autre mesure, “très attendue des usagers” selon M. Huchon : le complément de parcours pour permettre à un voyageur de dépasser la limite de ses zones d’abonnement en ne payant que la partie supplémentaire et non tout le trajet. Elle sera mise en place “fin décembre” ou“le 1er janvier”, a indiqué Jean-Paul Huchon.
VERS UN TARIF UNIQUE
Ces deux mesures, d’un coût total en année pleine de 37 millions d’euros, sont les premiers pas vers le pass à tarif unique au tarif de l’actuel abonnement 2 zones (62,90 euros), prévu dans l’accord conclu entre PS et EELV à la région et acté par le Syndicat des transports d’Ile-de-France.
A plus longue échéance, ce sont aussi les premières pierres de la réforme globale des tarifs dans les transports qui devrait intervenir à “l’horizon 2015″ avec les unités transports qui permettront une individualisation du paiement de son trajet en fonction de la distance parcourue et du mode de transport utilisé.
Source de l’article : lemonde.fr, le 30 août 2012.
Source de la photo : 20minutes.fr


